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L'autopartage et le vélopartage

Les modèles gagnants
L'autopartage et le vélopartage
Innovation Verte et Avenir Mobilité Durable 12/02/2027

L'autopartage et le vélopartage sont deux solutions de mobilité partagée qui ont prouvé leur efficacité pour réduire le nombre de véhicules privés dans les villes où ils sont déployés de manière complète. Une voiture en autopartage est utilisée par 8 à 15 familles différentes, réduisant le nombre de véhicules nécessaires pour assurer la même mobilité. Il ne s'agit pas seulement d'économies individuelles : c'est un changement fondamental dans la relation des gens à la mobilité, passant d'un modèle de possession à un modèle d'accès.

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L'autopartage en Italie : les modèles disponibles

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Autopartage en free-floating : le véhicule est réservé et peut être laissé n'importe où dans la zone de service, pas à une station fixe. Idéal pour les trajets aller simple. Principaux opérateurs en Italie : Share Now (Milan, Rome, Florence : flotte composée principalement de Mini et BMW, désormais gérée par Stellantis/Free2move), Free2move (groupe Stellantis : Peugeot, Citroën, Fiat), Enjoy (anciennement ENI, maintenant Arval) : n'est plus actif. Les flottes hybrides et électriques se développent. Autopartage par stations : les véhicules sont récupérés et retournés à des emplacements fixes. Mieux adapté aux trajets hors ville ou aux longs trajets. Opérateurs : Zipcar (disponible dans certaines villes), coopératives locales (dans certaines villes du nord). Autopartage pair-à-pair : véhicules privés mis à disposition par leurs propriétaires quand ils ne les utilisent pas. Opérateurs : Getaround (anciennement Drivy), Communauto (limité en Italie). Ce modèle maximise l'utilisation des véhicules existants plutôt que d'en ajouter de nouveaux à la flotte.

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Le vélopartage : évolution et modèles actuels

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Le vélopartage de première génération (stations d'accueil fixes) est désormais mature : BikeMI à Milan, Rome Bikesharing, réseaux municipaux dans de nombreuses villes. Il fonctionne bien pour les trajets réguliers et prédéfinis, mais manque de flexibilité. Le vélopartage de deuxième génération (free-floating, vélos n'importe où) : des opérateurs comme Mobike et ofo ont dominé le marché mondial entre 2017 et 2020 avant de fermer ou de réduire drastiquement leurs activités en raison de problèmes de rentabilité et de vandalisme. Les vélos laissés partout (et souvent abandonnés ou endommagés) ont exposé les limites du modèle free-floating sans stations. Le vélopartage électrique (vélos à assistance) : le modèle qui croît le plus rapidement. Les vélos électriques partagés sont plus attrayants que les vélos traditionnels, plus durables et moins sujets au problème des « cathédrales dans le désert » car les opérateurs les récupèrent pour les recharger. Opérateurs actifs en Italie : Bkk (Milan), Bit Mobility, Ridemovi (vélos électriques et vélos traditionnels dans diverses villes). Le partage de micro-mobilité (trottinettes) : couvert dans l'article suivant.

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Les bénéfices documentés de l'autopartage et du vélopartage

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Autopartage : étude du Transport Research Laboratory (Royaume-Uni) : chaque véhicule partagé remplace 8 à 13 voitures privées. Étude de l'UITP (2020) : les membres de l'autopartage réduisent leur kilométrage automobile de 30 à 40 % par rapport à avant leur adhésion. L'autopartage encourage l'utilisation des transports en commun : les personnes qui ne peuvent pas toujours utiliser une voiture privée commencent à utiliser davantage les trains et les bus, n'utilisant l'autopartage que si nécessaire. En Allemagne, l'étude Carsharing-Studie de 2019 montre que 22 % des membres de l'autopartage ont renoncé à leur véhicule privé, et 20 % ont réduit le nombre de voitures de leur ménage de deux à une. Vélopartage : une étude du Politecnico di Milano sur BikeMI (2016) montre que 35 % des trajets en vélopartage remplacent un trajet en voiture ou en taxi. Les systèmes de vélopartage intégrés aux transports en commun augmentent l'utilisation des transports en commun de 5 à 10 % dans les zones desservies.

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Comment intégrer l'autopartage et le vélopartage à votre mobilité quotidienne

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Le modèle optimal pour quelqu'un vivant dans une ville avec accès à ces services : trajets quotidiens courts (moins de 5 km) : vélo personnel ou vélopartage électrique. Trajets urbains de distance moyenne (5-15 km) : transports en commun ou vélo. Trajets hors ville ou transport lourd : autopartage (uniquement si nécessaire, pas par habitude). Pas de véhicule personnel : dans une ville comme Milan, Rome ou Bologne avec de bons transports en commun et un autopartage disponible, le coût total de ne pas posséder de voiture (autopartage + transports en commun + taxi occasionnel) est nettement inférieur au coût total de posséder une voiture (achat + assurance + immatriculation + entretien + carburant + stationnement). Une étude Statista de 2022 sur Milan calcule que le coût annuel d'un véhicule privé moyen est de 4 000 à 6 000 euros, contre 1 500 à 2 500 euros pour un mélange de transports en commun et d'autopartage pour le même niveau de mobilité.

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Une voiture privée est utilisée 5 % du temps et occupe l'espace public 95 % du temps. L'autopartage utilise ces 5 % pour servir 8 à 15 personnes différentes au lieu d'une seule. Ce n'est pas une question d'idéologie : c'est une question de mathématiques dans l'utilisation des ressources. Économies pour vous, bénéfice environnemental pour tous. Comptez combien de voitures vous avez vraiment besoin. Souvent, la réponse est : moins que vous ne le pensez.

Comment s'inscrire à l'autopartage en Italie : guide pratique

La procédure est similaire pour tous les opérateurs : téléchargez l'application, téléversez votre pièce d'identité et votre permis de conduire (vérification numérique en quelques minutes), ajoutez votre moyen de paiement, commencez à utiliser le service. Share Now (désormais Free2move) : disponible à Milan, Rome, Florence. Tarif : environ 0,28-0,35 € par minute de conduite, 0,08 € par minute en stationnement dans la zone. Les abonnements mensuels réduisent les tarifs pour les utilisateurs réguliers. Comment choisir un opérateur : vérifiez la couverture dans votre quartier (de nombreux opérateurs ne couvrent que certaines zones de la ville), comparez les prix selon votre type de déplacement (trajets courts fréquents : tarif à la minute ; trajets hors ville : tarif journalier forfaitaire), consultez les conditions d'assurance (généralement incluses avec franchise : vérifiez le montant de la franchise et s'il existe une option pour la réduire). Pour le vélo en libre-service : BikeMI (Milan) et les systèmes municipaux nécessitent une inscription en ligne ou via l'application et généralement un abonnement mensuel ou annuel. Le premier court trajet coûte généralement très peu (30 minutes gratuites pour BikeMI avec un abonnement).

L'autopartage d'entreprise : une opportunité pour les PME

L'autopartage d'entreprise permet aux entreprises de gérer leur flotte automobile plus efficacement : au lieu d'assigner une voiture à chaque employé, vous gérez une flotte partagée réservable via application. Avantages : réduisez le nombre de véhicules nécessaires de 30 à 50 % par rapport à une flotte dédiée par employé, réduisez les coûts de gestion (assurance, entretien, stationnement), accédez aux véhicules électriques sans frais d'achat direct, suivez l'utilisation pour la déclaration fiscale. Opérateurs d'autopartage d'entreprise en Italie : Arval (groupe BNP Paribas), Leasys (groupe Stellantis/CA Auto Bank), ALD Automotive. Même pour les PME sans flotte propre : les accords avec les opérateurs d'autopartage public (Share Now, Free2move) pour les tarifs entreprise permettent aux employés d'utiliser l'autopartage pour les courts trajets professionnels au lieu de taxis ou de véhicules personnels.

L'avenir de la mobilité partagée : tendances

Consolidation du marché : le marché de l'autopartage se consolide après la phase d'expansion effrénée. Les grands acteurs survivants (Free2move/Stellantis, ZipCar/Avis) disposent de modèles économiques plus solides. Électrification de la flotte : tous les grands opérateurs convertissent leurs flottes en véhicules électriques. Share Now dispose déjà d'un pourcentage significatif de véhicules électriques dans sa flotte. Intégration MaaS : l'autopartage devient un nœud dans un écosystème de mobilité intégré : des applications comme Moovit et Google Maps intègrent déjà la disponibilité de l'autopartage dans la planification des trajets. Autopartage de véhicules autonomes : une fois commercialement mature, les véhicules autonomes s'adaptent parfaitement au modèle d'autopartage (pas de coût de conducteur : le principal coût d'exploitation aujourd'hui) et pourraient réduire drastiquement le prix à la minute, le rendant compétitif face à toute alternative.

Questions fréquemment posées

Quelle est la différence entre l'autopartage en libre-service et l'autopartage en stations ?

L'autopartage en libre-service vous permet de réserver et de laisser le véhicule n'importe où dans la zone de service, idéal pour les trajets aller simple. L'autopartage en stations nécessite la prise en charge et la restitution à des emplacements fixes, mieux adapté aux trajets plus longs ou hors ville.

Comment le vélo en libre-service aide-t-il à réduire l'utilisation des véhicules privés ?

Le vélo en libre-service remplace environ 35 % des trajets en voiture ou taxi, réduisant le trafic et augmentant l'utilisation des transports en commun locaux. L'intégration aux transports en commun peut augmenter leur utilisation de 5 à 10 % dans les zones desservies.

Quand l'autopartage est-il plus avantageux que de posséder une voiture en ville ?

L'autopartage a du sens pour les trajets occasionnels ou les voyages hors ville, combinés avec le vélo ou les transports en commun pour les trajets quotidiens. Le coût total de l'autopartage plus les transports en commun est souvent bien inférieur à celui de posséder un véhicule privé.

Comment choisir le bon opérateur d'autopartage selon vos besoins ?

Évaluez la couverture du service dans votre zone, comparez les tarifs en fonction de vos habitudes de déplacement (tarifs à la minute ou journaliers), et consultez les conditions d'assurance, notamment le montant de la franchise et les options pour la réduire.

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